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CONSEILS

Bois de chauffage sec : comment le reconnaître

Le bois humide encrasse le conduit et chauffe moins. Comment vérifier sans appareil, comment le stocker, et à quel moment l'acheter.

Par Chapeau Nettoyage & Ramonage · Publié le · 6 min de lecture

Bûches fendues stockées à côté d'un poêle à bois allumé

Un bois sec est fendu, grisé en surface, léger, fissuré en étoile aux extrémités, et il sonne clair quand on cogne deux bûches l'une contre l'autre. Un bois humide est lourd, son écorce tient encore, il chuinte dans le foyer et noircit la vitre. Voici comment faire la différence avant d'acheter, et comment stocker le vôtre pour qu'il sèche vraiment.

Ce que le bois humide vous coûte

Le premier coût est dans la pièce. Une bûche humide contient de l'eau, et cette eau doit partir avant que le bois chauffe vraiment : une partie de la flambée sert à sécher la bûche au lieu de chauffer votre salon. À confort égal, vous brûlez plus de bois.

Le second coût est dans le conduit. Un bois qui brûle mal, à basse température, dépose beaucoup plus de suie et de bistre. Le bistre — ce dépôt noir, dur et brillant — est le plus pénible à enlever et le plus inflammable. C'est ce dépôt-là qui rend un conduit dangereux, et c'est tout le sujet de notre article sur le feu de cheminée.

Deux postes, donc : le bois en plus que vous achetez, et le conduit qui s'encrasse plus vite.

Les signes qui se voient et qui s'entendent

Devant un tas, en quelques secondes, sans rien démonter :

  • Le son. Cognez deux bûches l'une contre l'autre. Un bois sec fait un claquement clair. Un bois encore humide fait un bruit mat, sourd.
  • Les fentes. Un bois qui a séché se fend en étoile aux extrémités. Des bouts parfaitement lisses sur du bois annoncé sec : posez la question.
  • L'écorce. Sur beaucoup d'essences, elle se détache seule quand le bois a séché. Une écorce encore bien collée, c'est souvent du bois jeune.
  • La couleur. Le bois sec grise et ternit en surface. Une tranche encore claire et vive sort d'une coupe récente.
  • Le poids. Prenez deux bûches de taille comparable dans le même tas. La différence se sent à la main : l'eau pèse.

Et une fois dans le foyer, le bois humide se dénonce tout seul. Il chuinte, de la vapeur sort par les extrémités, la flamme met du temps à prendre, et la vitre se voile bien plus vite qu'avec du bois sec.

Le taux d'humidité, et ce qu'il veut dire

C'est le chiffre qu'on voit partout : 20 %. Bruxelles Environnement l'écrit noir sur blanc — l'humidité des bûches doit rester à 20 % ou en dessous — et recommande, pour y arriver, un séchage d'au minimum deux ans, à l'abri de la pluie et sans contact avec le sol.

Ce chiffre-là ne se voit pas. Il se lit, avec un humidimètre : un petit appareil à deux pointes qu'on plante dans le bois. Nous n'en vendons pas et nous ne recommandons aucune marque ni aucun modèle. Si vous n'en avez pas, les signes de la section précédente suffisent largement pour trancher entre « prêt » et « pas encore ».

Retenez surtout le raisonnement derrière le chiffre. En dessous du seuil, le bois chauffe et dépose peu. Au-dessus, il fume, il chauffe mal, et il laisse sa trace dans votre conduit.

Comment stocker pour que ça sèche

Du bois empilé contre un mur humide, sous une bâche qui descend jusqu'au sol, ne sèche pas. Il attend.

Quatre règles, et elles vont ensemble :

  1. Fendu. Une bûche fendue sèche par la tranche. Un rondin entier garde son eau bien plus longtemps.
  2. Surélevé. Sur des palettes, des chevrons, n'importe quoi qui coupe le contact avec le sol — Bruxelles Environnement le mentionne explicitement.
  3. À l'abri de la pluie. Un toit au-dessus, pas une bâche autour.
  4. Ventilé. Les côtés restent ouverts, l'air doit traverser le tas. Si le bois est rentré à l'intérieur, le local doit être sec et ventilé.

Le panier de bûches près du poêle, ce n'est pas du séchage : c'est du confort. Quelques bûches rentrées la veille se réchauffent, rien de plus. Le vrai séchage se passe dehors, sous abri, sur des saisons entières.

Quand acheter son bois

Deux questions à poser au vendeur, et elles valent mieux qu'un long discours : ce bois est-il sec aujourd'hui, et depuis quand est-il fendu et stocké ?

Si on vous répond qu'il est sec, vous chauffez cet hiver. Si on vous répond qu'il vient d'être coupé, vous achetez du bois pour un hiver suivant : comptez le temps de séchage chez vous, et rangez-le correctement dès la livraison, pas en février.

Acheter en octobre pour brûler en novembre ne marche que si le bois est déjà sec quand il arrive. C'est la mauvaise surprise classique de la première saison de chauffe, et c'est aussi celle qui remplit les conduits.

Sur les prix, un seul conseil : demandez dans quelle unité le prix est donné et pour quelle longueur de bûches, puis comparez deux offres sur la même unité. Nous ne vendons pas de bois, nous n'avons aucun fournisseur partenaire et nous ne touchons rien sur votre commande — c'est précisément pour ça qu'on peut vous dire de comparer.

Les essences, et ce qui compte vraiment

On vous dira que le chêne vaut mieux que l'épicéa. C'est vrai, mais pas pour la raison qu'on croit.

À poids égal, les essences se valent à peu près : l'énergie contenue dans un kilo de bois ne dépend pas de l'essence. Ce qui change, c'est le poids d'un même volume. Un résineux est nettement plus léger qu'un feuillu dur, donc une brassée contient moins de matière, donc moins d'énergie, et la flambée est plus courte. Voilà pourquoi une charge de chêne « tient » plus longtemps qu'une charge d'épicéa.

Mais tout cela reste secondaire à côté du séchage. Un chêne mal séché donne un mauvais feu. Entre une belle essence encore humide et une essence ordinaire bien sèche, prenez la sèche, sans hésiter.

Ce qu'on ne brûle jamais

La règle, telle que Bruxelles Environnement la formule : n'utilisez que le combustible accepté par le fabricant de votre appareil, sans déchet, sans vernis ni peinture.

Concrètement, dans un poêle ou un feu ouvert, ça met dehors :

  • les vieux meubles, les plinthes, les portes : vernis, peints ou collés ;
  • le bois traité et les palettes peintes ou traitées ;
  • les panneaux de particules et le contreplaqué ;
  • le carton, le papier glacé, les emballages, le plastique.

Ce n'est pas qu'une question d'environnement. Ces matériaux encrassent l'appareil et le conduit, et ils abîment ce qu'ils traversent.

Si ça vous est déjà arrivé — un hiver compliqué, une pile de plinthes qui traînait —, dites-le simplement quand on vient. On regarde le conduit autrement, et on ne vous fait pas la leçon.

Du bois sec, un feu mené franchement et un conduit ramoné une fois par an : c'est l'essentiel du sujet, et le reste n'est que détail. De notre côté, on s'occupe du conduit et du poêle — ramonage mécanique par l'intérieur, foyer, vitre et déflecteur, attestation remise sur place. Le déroulé complet est sur la page ramonage de poêle à bois, et nos prix sont sur la page tarifs : annoncés avant qu'on vienne, et ils ne bougent plus ensuite.

Et si votre vraie difficulté, c'est de penser à réserver avant la saison, il y a plus simple que de le noter quelque part.

Sources

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