Chapeau Nettoyage & Ramonage

CONSEILS

Nettoyage des communs d'immeuble : ce qu'un syndic prévoit

Hall, cage d'escalier, ascenseur, local poubelles : ce qu'un syndic doit faire écrire noir sur blanc dans une offre de nettoyage, et ce qui en est exclu.

Par Chapeau Nettoyage & Ramonage · Publié le · 6 min de lecture

Deux offres pour le même immeuble, deux prix, et presque jamais le même travail derrière. Ce qu'un syndic doit prévoir, ce n'est pas d'abord un tarif : c'est un périmètre écrit — quelles surfaces, à quel rythme, et ce qui reste dehors. Voici les points qu'on pose noir sur blanc avant de commencer, et ceux qui font discuter quand personne ne les a écrits.

Ce que « les communs » veut dire, précisément

« Les communs », dans un devis, ne veut rien dire tout seul. D'un immeuble à l'autre, ça peut couvrir :

  • le sas et le hall d'entrée ;
  • la cage d'escalier et le palier de chaque niveau ;
  • la cabine d'ascenseur ;
  • le local poubelles ;
  • un local vélos, un local poussettes, une buanderie commune ;
  • le couloir des caves ;
  • le perron et l'entrée, côté rue.

Et ça ne couvre jamais l'intérieur des appartements, les terrasses privatives ni les caves privées.

La seule façon de comparer deux offres, c'est d'exiger que chacune nomme ces surfaces une par une, avec le nombre de niveaux. Un immeuble de trois niveaux et un immeuble de six ne demandent pas le même temps, même quand la surface au sol est proche.

Le hall et la cage d'escalier

C'est là que votre immeuble se juge. Un candidat locataire, un acheteur, un livreur : tous s'en font une idée dans le hall, avant d'avoir monté une marche.

Un escalier se nettoie de haut en bas, sinon on remarche sur ce qu'on vient de laver. Concrètement, ça veut dire :

  • les marches et les nez de marche, là où la saleté s'accroche ;
  • les paliers et les plinthes ;
  • la main courante, que tout le monde touche, tous les jours ;
  • le bas des portes palières et les poignées ;
  • les interrupteurs et les minuteries d'éclairage ;
  • les angles hauts, où les toiles d'araignée reviennent toujours.

Et le paillasson. Il retient la saleté de la rue, mais seulement si on le soulève et qu'on nettoie dessous. Un paillasson qu'on ne bouge jamais finit par redistribuer ce qu'il a accumulé.

Le local poubelles, le point qui fâche

C'est un sujet qui revient en assemblée générale, et ce n'est presque jamais une question de sol.

Une odeur dans un local poubelles vient de trois choses : les conteneurs eux-mêmes, le sol en dessous, et le sac qu'on a laissé à côté parce que le bac était plein. Le nettoyage n'agit que sur les deux premières.

Ce qui doit être écrit, dans un sens ou dans l'autre :

  • qui sort les conteneurs le jour de la collecte, et qui les rentre ;
  • si le lavage du sol du local fait partie du passage ;
  • ce qu'on fait d'un sac abandonné à côté des bacs.

Ce sont trois lignes qu'un devis ne dit pas toujours. Posez-nous la question : on y répond avant de venir, pas après.

Ascenseur, boîtes aux lettres, parlophone

La cabine d'ascenseur est une petite surface, et la plus regardée de l'immeuble : on y reste immobile, les yeux sur le miroir et sur le sol. Le rail de la porte, en bas, accumule la poussière et les cheveux. C'est le détail qui se voit.

Ce qu'on passe dans une cabine se décide avec vous. Si le contrat d'entretien de l'appareil impose quelque chose, dites-le : c'est vous qui avez le document.

Les boîtes aux lettres demandent deux gestes : le dessus, et le sol autour, où finissent les prospectus. Là encore, c'est une question de périmètre — évacuer ce papier, c'est un travail, et ça se dit avant.

Le tableau de sonnettes, le parlophone, le digicode et la poignée de la porte d'entrée sont des points de contact. Tout l'immeuble les touche, et personne ne les nettoie.

Vitres intérieures et parties vitrées

Entre une vitre qui se fait et une vitre qui ne se fait pas, la frontière est la hauteur. Dans une cage d'escalier, elle se voit en levant la tête.

Ce qui se fait, c'est ce qu'on atteint depuis le sol, de l'intérieur : la porte d'entrée vitrée, les parois vitrées du hall, les fenêtres de palier.

Ce qui ne se fait pas : une verrière, une imposte hors d'atteinte, une façade vitrée sur plusieurs niveaux. Ça demande du matériel d'accès en hauteur et une autre entreprise. Mieux vaut l'entendre maintenant que le jour du passage.

Un détail qui compte : une vitre a deux faces, et un devis qui dit « vitres » ne dit pas lesquelles. Faites-le préciser, chez nous comme ailleurs.

Ce qui doit figurer dans l'offre

Les lignes qui valent pour n'importe quel contrat d'entretien — le créneau, le matériel, les jours fériés, la facturation — sont listées dans Nettoyage de bureaux : à quelle fréquence ?, et le raisonnement sur la fréquence y vaut tel quel pour une cage d'escalier. Ici, on ne garde que ce qu'un immeuble ajoute.

  1. Les surfaces, nommées une par une, avec les niveaux. Le local vélos et le couloir des caves : dedans ou dehors, mais écrit.
  2. L'eau et l'électricité sur place. Un immeuble n'a pas forcément de robinet ni de prise dans les communs. Ça se sait avant, pas le jour du passage.
  3. Les consommables — sacs, savon s'il y a un point d'eau : fournis par qui.
  4. Ce qui est exclu, écrit en clair. Une offre qui n'exclut rien n'a pas été lue.
  5. Qui appeler quand quelque chose n'a pas été fait.

Sur le prix : un tarif au mètre carré annoncé sans avoir vu l'immeuble ne dit pas grand-chose. Un escalier en béton peint et un escalier en pierre avec des balustres, ce n'est pas le même travail, même surface égale. Ça se chiffre donc sur devis : vous décrivez l'immeuble, niveau par niveau, et on vous rappelle sous moins de 24 h avec un prix annoncé avant de venir plutôt qu'après. Le formulaire est sur la page nettoyage de bureaux, commerces et communs d'immeuble.

Sur le rythme : on vous dit franchement ce qu'on peut tenir avant de s'engager. Un passage promis et sauté coûte plus cher à un syndic qu'un passage de moins annoncé dès le départ.

Qui ouvre, qui ferme, qui prévient

Un immeuble n'est pas un bureau : personne n'attend derrière la porte pour ouvrir.

Quatre questions à régler avant le premier passage. Elles se règlent au téléphone, et une seule oubliée suffit à faire rater un passage.

  • Comment on entre : clé, badge, digicode — et où ça se trouve entre deux passages.
  • Qui prévient les habitants. Un avis affiché dans le hall avant le passage évite bien des remarques.
  • Qui est le contact sur place : vous, ou un copropriétaire qui habite l'immeuble.
  • Comment vous savez que c'est passé. Un syndic qui gère plusieurs immeubles ne va pas vérifier sur place.

Un dernier sujet, qu'on préfère mettre sur la table tout de suite : ce qui se passe si quelque chose est abîmé dans un commun. Posez la question avant de signer, à nous comme à un autre. Une réponse gênée vous en apprend plus qu'une plaquette.

On travaille à Wavre et dans le Brabant wallon ; la liste des communes est sur la page zones d'intervention. Si l'adresse de votre immeuble est en limite, demandez-le : on le dit tout de suite plutôt que de vous faire attendre. Et si vous gérez plusieurs immeubles, décrivez-les tous dans la même demande : c'est plus simple pour vous, et ça nous évite de vous rappeler trois fois.

RÉSERVATION

Votre intérieur mérite un coup de chapeau.

Réservez en 30 secondes, ou appelez-nous.