Chapeau Nettoyage & Ramonage

CONSEILS

Ramonage avant l'hiver : la checklist d'octobre

Six points à régler avant la première flambée : le conduit, le bois, l'appareil, l'arrivée d'air, le détecteur de CO et les papiers. Dans l'ordre.

Par Chapeau Nettoyage & Ramonage · Publié le · 8 min de lecture

Feu ouvert allumé dans un salon, avec ses outils de cheminée et une caisse de bûches à côté

Six points, et un seul demande quelqu'un d'autre que vous : le conduit ramoné, le bois vraiment sec, l'appareil nettoyé, l'arrivée d'air dégagée, un détecteur de monoxyde de carbone en état, et l'attestation rangée quelque part où vous la retrouverez. Octobre est le bon mois parce que tout cela se règle encore sans urgence. En décembre, on fait du feu d'abord et on vérifie après.

Pourquoi octobre, et pas décembre

Deux raisons, et elles n'ont rien de commercial.

La première est mécanique. Un conduit ramoné avant la saison est un conduit débarrassé de ce que l'hiver précédent y a laissé. Vous démarrez la saison propre, et les dépôts de cette saison-ci s'accumulent sur des parois nettes, pas sur cinq ans de suie.

La seconde est une histoire de calendrier. Les premiers froids déclenchent les premiers feux, et les premiers feux déclenchent les appels. Un conduit ne se ramone pas par téléphone : il faut venir, et venir prend une place dans un agenda. Plus vous vous y prenez tôt, plus vous choisissez votre créneau plutôt que d'accepter celui qui reste.

Il y a une troisième raison, moins avouable : en octobre, vous y pensez encore. En janvier, votre poêle tourne depuis six semaines et la question ne se pose plus.

1. Le conduit : le passage annuel

C'est le seul point de cette liste que vous ne pouvez pas faire vous-même, et c'est aussi le seul qui laisse une trace écrite.

À Bruxelles, la règle est nette. Bruxelles Environnement l'écrit ainsi : les cheminées auxquelles sont raccordés des appareils de chauffage au bois doivent être inspectées et nettoyées chaque année. Un appareil, une saison, un passage.

En Wallonie, la réglementation régionale ne dit pas la même chose, et c'est une source de malentendus. L'arrêté du Gouvernement wallon du 29 janvier 2009 porte, son titre le dit, sur les installations de chauffage central destinées au chauffage de bâtiments ou à la production d'eau chaude sanitaire. Un poêle à bois, un insert, un feu ouvert : ce n'est pas de cela qu'il parle. Ce que cette différence change en pratique — et pourquoi votre assureur incendie, lui, peut réclamer une attestation même en Wallonie —, c'est le sujet de notre guide sur le ramonage obligatoire en Wallonie et à Bruxelles.

Chez nous, le passage se fait par l'intérieur, à la brosse, depuis le foyer : personne ne monte sur votre toit, et les suies décrochées sont aspirées au fur et à mesure dans la pièce. Le détail de la méthode et ses limites sont dans ramonage par l'intérieur ou par le toit. Le déroulé complet d'un passage est sur la page ramonage, et les prix sont sur la page tarifs, annoncés avant qu'on vienne.

2. Le bois : sec, ou pas encore

Un conduit ramoné en octobre et alimenté en bois humide dès novembre se réencrasse vite. C'est le point où votre saison se joue vraiment.

Bruxelles Environnement donne le chiffre et la méthode : le taux d'humidité des bûches doit être inférieur ou égal à 20 %, et pour y parvenir, il faut laisser le bois sécher durant minimum deux ans, à l'abri de la pluie et en évitant le contact avec le sol. Le stockage se fait sous abri ; à l'intérieur, le local doit être sec, propre et ventilé, sans produit inflammable rangé à côté.

Ce qui se vérifie en octobre, concrètement :

  • votre tas de l'an dernier est-il bien à l'abri de la pluie, et surélevé ?
  • ce que vous venez de faire livrer est-il sec aujourd'hui, ou destiné à l'hiver prochain ?
  • votre bois est-il fendu ? Un rondin entier garde son eau bien plus longtemps.

Les signes qui se lisent sans appareil — le son, les fentes en étoile, l'écorce qui se détache — sont détaillés dans bois de chauffage sec : comment le reconnaître. Si votre bois n'est pas prêt, il vaut mieux le savoir en octobre qu'en découvrant une vitre noire en novembre.

Et pendant que vous y êtes : Bruxelles Environnement rappelle de n'utiliser qu'un combustible accepté par le fabricant, exempt de déchet, de vernis ou de peinture. Les plinthes de la rénovation de cet été n'ont rien à faire dans le foyer.

3. L'appareil : ce qui se nettoie chez vous

Bruxelles Environnement le range parmi les bonnes pratiques : nettoyez régulièrement votre appareil. En octobre, avant le premier feu, ça donne une courte tournée.

  • Le cendrier et le foyer. Vides. Un cendrier plein gêne l'arrivée d'air par le bas sur beaucoup d'appareils.
  • La vitre. Propre au départ, elle vous sert de témoin : si elle noircit vite dès les premières flambées, quelque chose ne va pas — le bois, le réglage d'air, ou l'allure de chauffe.
  • Les joints de porte. Regardez-les. Un joint écrasé, effrité ou décollé laisse entrer l'air là où il ne faut pas.
  • Le déflecteur, sur les appareils qui en ont un. C'est la plaque au-dessus du foyer, et elle se couvre de suie.

Ce qui n'est pas de votre ressort : ce qui se démonte, se remplace ou se répare. Nous nettoyons le foyer, la vitre et le déflecteur pendant le passage, mais nous ne sommes ni installateurs de poêles, ni poseurs de tubage, et nous ne touchons ni aux chaudières mazout ni aux chaudières gaz. Si votre appareil a un vrai problème mécanique, on vous le dit et on vous laisse appeler la bonne personne.

Une remarque sur la première flambée de la saison : si elle démarre difficilement et fume, la façon d'empiler y est pour quelque chose. La méthode que recommande Bruxelles Environnement est expliquée dans allumage top-down : moins de fumée, moins de suie.

4. L'arrivée d'air : l'oublié de la liste

C'est le point que personne ne vérifie, et c'est celui qui a les conséquences les plus sérieuses.

Bruxelles Environnement est explicite : tout local où se trouve un appareil qui prélève l'air comburant doit être équipé d'une amenée d'air extérieur. Et l'agence ajoute pourquoi : cela assure le bon fonctionnement de l'appareil, mais permet surtout de prévenir les intoxications au CO.

En octobre, regardez simplement si cette amenée d'air existe et si elle est dégagée. Une grille bouchée par un meuble, un coussin glissé devant pour couper le courant d'air en janvier dernier, une isolation posée cet été qui a supprimé l'entrée : ça se voit en dix secondes, et ça ne se rattrape pas en pleine saison.

Un appareil qui manque d'air se signale aussi par des odeurs entre deux feux. Si la pièce sent la suie alors que rien ne brûle, la cause est souvent là — voir odeur de suie dans la maison.

5. Le détecteur de monoxyde de carbone

Le CO ne se sent pas. C'est ce qui le rend dangereux, et c'est pour ça qu'un détecteur n'est pas un gadget.

Bruxelles Environnement le dit simplement : installez un détecteur de monoxyde de carbone dans votre logement, et assurez-vous qu'il est correctement positionné et entretenu. La même page rappelle que les premiers symptômes d'une intoxication ressemblent à un malaise ordinaire — maux de tête, nausées, vertiges — et qu'en cas de symptômes suspects, il faut appeler immédiatement le 112.

Nous n'en vendons pas, nous ne recommandons aucune marque et nous n'en installons pas. Ce qui se vérifie en octobre : que l'appareil est là, qu'il n'est pas périmé, et que sa pile tient. La même page de Bruxelles Environnement donne au passage un ordre utile : l'entretien de la cheminée se fait avant celui de l'appareil de chauffage.

6. Les papiers

Le dernier point prend cinq minutes et se règle une fois par an.

L'attestation de ramonage est remise sur place à la fin du passage, et elle est comprise dans le prix. C'est ce document que vous présentez à un assureur après un sinistre, ou à votre propriétaire si vous êtes locataire.

Rangez-la avec le contrat d'assurance incendie plutôt que dans la pile du salon. Et si vous louez, envoyez-en une copie tout de suite : le sujet est clos pour un an. Qui commande, qui paie, qui garde l'original — c'est traité dans qui paie le ramonage : le locataire ou le propriétaire ?.

La checklist, en une page

  1. Le conduit ramoné — une fois par an, avant la saison. Réservez votre créneau pendant qu'il en reste.
  2. Le bois sec — 20 % d'humidité maximum, deux ans de séchage, sous abri et surélevé.
  3. L'appareil nettoyé — cendrier vide, vitre propre, joints regardés, déflecteur dégagé.
  4. L'arrivée d'air dégagée — la grille existe, rien ne la bouche.
  5. Le détecteur de CO — présent, non périmé, pile en état.
  6. L'attestation rangée — avec l'assurance incendie, et une copie au propriétaire si vous louez.

Quatre de ces six points se font un dimanche matin. Le premier demande un rendez-vous, le cinquième un achat. C'est tout ce que coûte une saison de chauffe tranquille.

Ne plus tenir la liste vous-même

Le plus difficile dans cette checklist, ce n'est aucun des six points. C'est de s'en souvenir fin septembre, quand il fait encore bon et que le poêle est froid depuis avril.

C'est exactement ce que la Formule Chapeau prend en charge : le rappel arrive avant la saison, on vous propose un créneau, on vient, et l'attestation part par email. Les cinq autres points restent les vôtres, mais au moins vous y pensez au bon moment.

Sources

LE CONTRAT ANNUEL

FORMULE CHAPEAU : VOUS N'Y PENSEZ PLUS.

Un entretien par an, un rappel automatique, une petite domiciliation mensuelle. Votre appareil est toujours en ordre, votre assurance aussi.

  • Entretien complet 1×/an
  • On vous rappelle et on propose le créneau
  • Attestation envoyée par email
  • Prix bloqué 12 mois
  • 15 € par domiciliation

Formule Chapeau

15 €/mois

Sans y penser

RÉSERVATION

Votre intérieur mérite un coup de chapeau.

Réservez en 30 secondes, ou appelez-nous.